La photographie de rue en Chine vs au Québec

Dans ce reportage l’excellent photographe Jean-François Leblanc nous explique comment, suite à l’arrêt Duclos, la photographie de rue est rendue pratiquement impossible au Québec, je me permets de m’exprimer sur ce sujet et aussi de vous raconter comment la situation est un peu différente en Chine.

Cette photo a été prise à Montréal. Si cet individu découvre cette photo, il peut m’envoyer une mise en demeure.

Je partage entièrement le pont de vue de Jean-François. La photographie de rue, en plus d’être un art,  apporte un élément historique et ethnologique important à une société. Qui n’est pas curieux et souvent émerveillé en regardant des photos de la vie quotidienne d’il y a 30, 50 ou 100 ans? La vie de tous les jours, les vêtements et même les comportements.

Eux par contre, je peux les photographier à Montrèal. Pas conseillé de faire ça en Chine à moins que ca vous tente de faire un séjour en prison.

Ce genre de comportement, jamais je ne l’ai véçu en Chine. Jamais je n’ai eu affaire à un comportement agressif. Souvent j’ai un sourire, souvent un xiexie, la plupart du temps, on s’en fout carrément. C’est pratiquement un honneur pour les parents lorsque je photographie leur enfant. On me remercie. C’est fou non? La seule chose que je ne photographie pas, ce sont les militaires ou les policiers. Ça par contre, tu as le droit au Québec.

Lorsque j’ai pris cette photo dans le Hebei, les parents et grand-parents étaient derrière moi en disant aux enfants de sourire

Mon approche en photographie de rue est assez simple. Mon appareil est toujours allumé et prêt a toute éventualité. Je photographie d’abord, je me pose les questions et j’assume ensuite. Si la personne ne s’en rend pas compte, on continue. Si par contre elle voit contre que j’ai pris la photo, je lui souris et donne un thumb Up. Bonne photo! Merci! Le sourire fonctionne toujours. Des fois je montre la photo. Des fois je prends le wechat pour envoyer la photo plus tard. Ce que je fais sans faute car j’ai promis. Mais ce que j’aime faire, malgré la barrière de la langue, est de demander à la personne si je peux la prendre en photo. Je lui demande de me regarder et de sourire. J’ai très peu de refus.

Facile de photographier ces cuisiniers. Même eu le droit à une brochette gratuite après!

Une des raisons pourquoi je suis venue vivre en Chine est justement cette liberté de pouvoir y pratiquer mon art. C’est ironique quand même de dire que je vais dans un pays que l’on dit totalitaire et d’avoir cette liberté que l’on n’a pas au Québec. Est-ce parce que la Chine est une société collective comparée à la société individualiste du Québec? J’espère que cette mentalité ne changera pas en Chine. Et j’espère qu’elle changera au Québec. Mais j’en doute.

Après avoir pris la photo, je l’ai montré à ces jolies filles qui étaient très contentes que je leur envoie par wechat.

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